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Marseille. Du 24 au 28 avril au Théâtre Gymnase-Bernardines : L'Autre fille, de Annie Ernaux, et Douce-Amère de Jean Poiret

Pierre Aimar

Du mercredi 24 au dimanche 28 avril, deux spectacles sont à découvrir au Théâtre Gymnase/Bernardines. L'autre Fille, d'après un texte d'Annie Ernaux, interprété par Marianne Basler et Douce-Amère, une pièce oubliée du très élégant Jean Poiret

L'Autre fille, de Annie Ernaux
Marianne Basler
Du mercredi 24 au dimanche 28 avril
Tous les jours à 20h sauf dimanche 28 avril à 15h
Durée 1h10

Texte Annie Ernaux
Création, Mise en scène Marianne Basler, Jean-Philippe Puymartin
Interprétation Marianne Basler
Mise en lumière Franck Thévenon

L'Autre fille, c'est cette sœur disparue deux ans avant la naissance de l'auteure, à l'âge de six ans, emportée par une diphtérie fulgurante.
Elle, la (sur)vivante, se construit alors contre le souvenir de cette sœur qu'elle n'a jamais connue. Il lui arrive d'entendre de la bouche de sa mère qu'« elle était plus gentille que celle-là ».
Elle grandit avec ce souvenir fantomatique et fantasmé entre secrets, mensonges et sous-entendus. Elle règle son pas sur les pas de ce silence assourdissant.
Elle dort dans son lit, son cartable devient le sien, ne pouvant s'empêcher de penser qu'elle est venue au monde parce que « l'autre fille » est morte et qu'elle l'a remplacée.
Mais où est sa place maintenant ?

Tarifs de 9 à 22 euros
Dossier de presse ICI
THÉÂTRE DES BERNARDINES

Douce-Amère de Jean Poiret
Douce Amere © Marcel Hartmann
Douce Amere © Marcel Hartmann
Michel Fau, Mélanie Doutey
Du mercredi 24 au dimanche 28 avril
Tous les jours à 20h sauf dimanche 28 avril à 15h
Durée 1h40

Texte Jean Poiret
Mise en scène de Michel Fau
Décor Bernard Fau et Natacha Markoff
Avec Michel Fau, Mélanie Doutey, Christophe Paou, David Kammenos, Benjamin Baffie
Après les bienheureuses Julie Depardieu et Catherine Frot, c'est l'exquise Mélanie Doutey qui s'y pique en femme éminemment moderne dans cette comédie caustique et ironique sur la sphère conjugale. Bien avant La Cage aux folles, Jean Poiret y dépeint subtilement le couple bourgeois des années 1970 enlisé dans ses privilèges, ses contradictions et ses pulsions.
Un marivaudage à l'humour grinçant et l'esthétique soignée. Du grand art.

Tarifs de 9 à 45 €


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